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    QU'EST CE QU'UN BAGAD ?

    Un bagad est un ensemble de musique traditionnelle bretonne inspiré du pipe band écossais.

    Il est composé de trois pupitres :

    bombarde, biniou braz (grande cornemuse) et percussion. Selon l'importance du bagad, le pupitre percussion peut être organisé en deux pupitres, l'un de percussions traditionnelles (caisses claires, batterie), l'autre de percussions non traditionnelles Bagad signifie « groupe » en breton. Dans le cas présent, il est l'abréviation de bagad sonerien (groupe de sonneurs)[.

    Une étymologie populaire veut que le mot bagad proviendrait de bag, la barque.

    Un bagad serait donc une « barquée », une « batelée » (ensemble des personnes embarquées)].

    Or il existe deux mots bagad en breton :

    l'un, féminin, qui désigne une « barquée » (car bag, bateau, est féminin en breton) et subit donc une mutation consonantique, tandis que l'autre, masculin, désigne un groupe, une troupe, un troupeau.

    On peut distinguer les deux termes en présence de l’article indéfini : ur vagad (une batelée) mais ur bagad (une troupe).

    Si bagad/barque vient du mot bag, bagad/troupe vient du vieux breton bacat (cf. le gallois bagad, cornique bagas et le gaulois bacaudae qui a donné le terme bagaudes). Le mot bag (bateau) est un emprunt au roman bac (baquet) qui lui-même vient du latin baccum (récipient).

    Au pluriel, bagad devient bagadoù, mais s'accorde différemment de la règle en français : précédés d'un cardinal (plusieurs : meur a vagad ; combien : ped bagad ? un nombre : tri bagad) les mots en breton ne prennent pas la marque du pluriel. Pour respecter la forme bretonne, on peut donc dire des bagadoù, mais il faut dire : deux bagad.

    Le premier mot utilisé pour désigner ces groupes est le mot « clique », apparu lors du premier championnat national des bagadoù en 1949.

    Le mot Band, en référence aux pipe bands, est aussi quelque temps usité, avant que le mot Bagad ne s'impose en 1950.

    Il est d'abord utilisé sous la forme Bagad-sonerion, puis seul. Le mot Kevrenn est aussi visible vers la fin des années 1940, désignant initialement à des ensembles administratifs regroupant plusieurs groupes de musiciens, mais étant parfois repris par les groupes eux-mêmes (comme à Auray, à Brest, ou encore à Rennes2).

    Enfin le mot Kerlenn est limité à un ensemble de Pontivy, dont les activités vont au-delà du périmètre habituel des bagadoù (théâtre...) /p>


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